L'évolution des espèces explique la diversité du vivant par des mécanismes héréditaires, sélectifs et aléatoires. Comprendre Darwin, la spéciation et les preuves de l'évolution est indispensable pour le bac SVT.
Darwin (1859) propose que les espèces évoluent par sélection naturelle : les individus les mieux adaptés à leur environnement survivent et se reproduisent davantage, transmettant leurs caractères avantageux à leur descendance. C'est la base de la théorie synthétique de l'évolution.
Question probable
Présentez les principes de la théorie de Darwin.
Réponse
→Darwin observe : (1) une variabilité héréditaire au sein des espèces ; (2) une surproduction de descendants (Malthus) → compétition pour les ressources ; (3) une survie différentielle — les individus mieux adaptés survivent et se reproduisent davantage ; (4) la transmission des caractères avantageux. Au fil des générations, la fréquence des traits avantageux augmente dans la population. Darwin n'avait pas de théorie de l'hérédité — Mendel et la génétique combleront ce manque dans la théorie synthétique (néodarwinisme).
Mnémotechnique
Darwin : Variabilité + Surproduction + Survie différentielle + Transmission = Évolution. 1859 = 'L'Origine des espèces'.
1 / 5
SVT
Sélection naturelle et dérive génétique
Définition
La sélection naturelle est non aléatoire : elle favorise les allèles conférant un avantage reproductif. La dérive génétique est aléatoire : elle modifie les fréquences alléliques par hasard, surtout dans les petites populations. Ces deux forces évolutives agissent ensemble.
Question probable
Distinguez sélection naturelle et dérive génétique dans l'évolution.
Réponse
→La sélection naturelle agit sur les phénotypes : les individus mieux adaptés laissent plus de descendants → les allèles avantageux augmentent en fréquence. Elle est déterministe. La dérive génétique est aléatoire : dans une petite population, les fréquences alléliques fluctuent par hasard. Un allèle neutre peut se fixer (100%) ou disparaître par pur hasard. La théorie neutraliste (Kimura, 1968) affirme que la majorité des évolutions moléculaires résultent de la dérive, non de la sélection.
Mnémotechnique
SN = non aléatoire, adaptative, favorise les mieux adaptés. Dérive = aléatoire, plus forte dans petites populations. Kimura = neutraliste.
2 / 5
SVT
Les preuves de l'évolution
Définition
De nombreux faits corroborent la théorie de l'évolution : fossiles (paléontologie), homologies anatomiques (membres des vertébrés), organes vestigiaux, embryologie comparée, et biologie moléculaire (similitudes ADN et protéines entre espèces).
Question probable
Citez et expliquez différentes preuves de l'évolution des espèces.
Réponse
→Paléontologie : les fossiles montrent la transformation des espèces (ex. évolution des chevaux, transition poissons-tétrapodes). Anatomie comparée : les membres antérieurs des mammifères (bras humain, aile de chauve-souris, nageoire de baleine) ont la même structure osseuse (homologie) — héritage d'un ancêtre commun. Biologie moléculaire : 98% d'homologie ADN entre l'humain et le chimpanzé. La cytochrome c est quasi identique entre espèces proches. Biogeographie : répartition des espèces (faune des Galápagos).
La spéciation est la formation d'une nouvelle espèce par accumulation de différences génétiques conduisant à un isolement reproducteur. Spéciation allopatrique (barrière géographique) ou sympatrique (même milieu, isolement reproducteur par d'autres mécanismes).
Question probable
Expliquez comment une nouvelle espèce peut se former.
Réponse
→La spéciation allopatrique (la plus fréquente) : une barrière géographique (montagne, bras de mer) isole deux populations. Elles accumulent des mutations différentes, subissent des pressions de sélection distinctes et des dérives génétiques indépendantes. Quand l'isolement reproducteur est complet (hybrides stériles ou inviables), deux espèces distinctes existent. Exemple : pinsons de Darwin aux Galápagos — différents becs adaptés à différentes niches. La spéciation sympatrique implique la polyploïdisation (fréquente chez les plantes).
Mnémotechnique
Spéciation = isolement reproducteur. Allopatrique = barrière GÉO. Sympatrique = même lieu. Pinsons Darwin = exemple classique.
4 / 5
SVT
La phylogénèse et la classification
Définition
La phylogénèse reconstruit l'histoire évolutive des espèces en identifiant leurs relations de parenté (ancêtre commun). Les arbres phylogénétiques sont construits à partir de caractères partagés dérivés (synapomorphies) : morphologiques, génomiques ou moléculaires.
Question probable
Comment construit-on un arbre phylogénétique ?
Réponse
→Un arbre phylogénétique représente les relations de parenté entre espèces selon le principe de parcimonie maximale. On identifie des synapomorphies (caractères dérivés partagés) qui témoignent d'un ancêtre commun. Les données moléculaires (séquences d'ADN, ARNr 16S, cytochrome c) sont aujourd'hui privilégiées. Plus deux espèces partagent de synapomorphies, plus elles sont proches évolutivement. La classification phylogénétique (cladistique) remplace la classification traditionnelle de Linné.
Mnémotechnique
Arbre phylo = parenté évolutive. Synapomorphie = caractère dérivé partagé → ancêtre commun. Plus de synapomorphies = plus proches. ADN = données moléculaires.
5 / 5
Génère tes fiches SVT en 10 secondes
Colle ton cours de SVT. FicheIA génère tes fiches structurées instantanément.