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Fiche de révision :
La Finalité Environnementale

La finalité environnementale désigne l'objectif d'une entreprise ou d'une organisation de limiter son impact sur l'environnement. C'est un enjeu central des SES Terminale et un thème en forte croissance dans les sujets du bac.

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Définition de la finalité environnementale
Définition
La finalité environnementale d'une entreprise est l'objectif de minimiser son impact négatif sur l'environnement (pollution, émissions de CO2, déforestation) ou même de contribuer positivement à la préservation de l'environnement. Elle dépasse la seule recherche de profit.
Question probable
Qu'est-ce que la finalité environnementale d'une entreprise ?
Réponse
Traditionnellement, la finalité principale d'une entreprise est le profit (maximisation du bénéfice pour les actionnaires — Friedman). La finalité environnementale ajoute un objectif de durabilité écologique : réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter les déchets, préserver la biodiversité, gérer durablement les ressources naturelles. Elle peut être contrainte (par la réglementation) ou volontaire (avantage concurrentiel, image de marque). Le concept de "triple bottom line" (Elkington) : une entreprise doit viser simultanément des résultats économiques, sociaux et environnementaux ("People, Planet, Profit").
Mnémotechnique
Finalité environnementale = objectif réduction impact éco. Triple bottom line : Profit + People + Planet. Friedman (profit seul) vs Elkington (triple). Contrainte + volontaire.
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La RSE — Responsabilité Sociale des Entreprises
Définition
La RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) désigne l'intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales. En France, la loi PACTE (2019) permet de créer des "sociétés à mission".
Question probable
Qu'est-ce que la RSE et quels en sont les enjeux pour les entreprises ?
Réponse
La RSE (concept émergé dans les années 1970, popularisé dans les années 1990) implique que les entreprises ne se limitent pas à la recherche du profit mais intègrent des considérations sociales (conditions de travail, droits humains) et environnementales (bilan carbone, déchets). Instruments : rapports RSE (obligatoires pour les grandes entreprises françaises depuis la loi Grenelle II 2010), labels (ISO 14001, B-Corp), notation extra-financière. Loi PACTE (2019) : création de la "société à mission" (entreprises qui inscrivent un objectif social ou environnemental dans leurs statuts). Limites : "greenwashing" (verdir son image sans changer ses pratiques).
Mnémotechnique
RSE : social + environnemental + économique. Grenelle II 2010 : reporting obligatoire. PACTE 2019 : société à mission. Greenwashing = fausse RSE. B-Corp = label.
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Les externalités négatives environnementales
Définition
Les externalités négatives environnementales sont des coûts imposés à la société par les activités économiques qui ne sont pas pris en compte dans les prix de marché : pollution de l'air, de l'eau, émissions de CO2, destruction de la biodiversité.
Question probable
Comment les externalités négatives justifient-elles une intervention publique sur l'environnement ?
Réponse
Une externalité négative environnementale existe quand une activité impose des coûts à des tiers non compensés. Exemple : une centrale à charbon émet du CO2 dont les coûts (changement climatique, maladies respiratoires) sont supportés par la société, pas par la centrale. Le marché seul ne les corrige pas car ces coûts sont extérieurs au calcul de prix. Solutions : taxe pigouvienne (taxer l'émetteur à hauteur du coût social marginal), réglementation (normes d'émissions), marché de droits à polluer (Système d'Échange de Quotas d'Émissions ETS en Europe). Le prix du carbone doit refléter le coût social du CO2 pour orienter les comportements.
Mnémotechnique
Externalité néo env : coûts CO2/pollution non payés par pollueur. Solutions : taxe carbone (pigouvienne) + normes + ETS (quotas). Coût social marginal = base de la taxe.
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La réglementation environnementale
Définition
L'État régule les comportements environnementaux via des normes (seuils de pollution autorisés), des taxes écologiques (taxe carbone, malus automobile), des marchés de droits à polluer (ETS européen) et des incitations (crédits d'impôt, subventions aux énergies renouvelables).
Question probable
Quels sont les instruments de la politique environnementale ?
Réponse
Instruments réglementaires : normes d'émissions (EURO6 pour les voitures), interdictions (plastiques à usage unique, DDT), ZFE (zones à faibles émissions). Instruments économiques : taxe carbone (France : contribution énergie-climat depuis 2014), malus automobile, ETS européen (marché de quotas d'émissions depuis 2005 — concerne l'industrie, l'aviation). Instruments incitatifs : crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE), bonus pour les véhicules électriques, subventions au renouvelable. L'Accord de Paris (2015) : objectif +1,5°C max, neutralité carbone en 2050 pour l'UE.
Mnémotechnique
Réglementation : normes + taxes (carbone) + ETS (quotas) + subventions (renouvelable). ETS = système échange quotas. Accord Paris 2015 = +1,5°C. ZFE = zones faibles émissions.
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Durabilité et modèles économiques alternatifs
Définition
Face aux limites écologiques, de nouveaux modèles économiques émergent : économie circulaire (réduire, réutiliser, recycler), économie de la fonctionnalité (vendre l'usage plutôt que le produit), économie sociale et solidaire (ESS), décroissance.
Question probable
Quels modèles économiques alternatifs répondent aux enjeux environnementaux ?
Réponse
L'économie circulaire (Ellen MacArthur Foundation) rompt avec le modèle "extraire-produire-jeter" : les déchets d'une industrie deviennent les ressources d'une autre. Exemples : symbiose industrielle de Kalundborg (Danemark), éco-conception, repair cafés. L'économie de la fonctionnalité (Stahel) : vendre des services plutôt que des produits (Michelin vend des kilomètres, pas des pneus). L'ESS (coopératives, mutuelles, associations) privilégie l'utilité sociale sur le profit. La décroissance (Latouche, Georgescu-Roegen) : réduire volontairement la production et la consommation. L'"Économie du beignet" (Raworth) : entre plancher social et plafond écologique.
Mnémotechnique
Alternatives : Économie circulaire (Extraire→recycler) + Fonctionnalité (service > produit) + ESS + Décroissance. Raworth = Doughnut. Ellen MacArthur = circulaire.
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